FeaturedC’est en chantier…

vous pouvez retrouver sur cette page quelques-uns de nos chantiers passés ou en cours, des appels à candidatures pour nos chantiers accueillant des étudiants, nos actualités.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter quelques articles et les notices de nos rapports archéologiques sur le site d’archives ouvertes HAL ou sur Academia.

Boulets et poids de trébuchet au château de St-Germain (Ambérieu-en-Bugey, Ain)

Archéologie de l’artillerie à poudre au château de Miolans (Savoie)

Le château de Miolans, sur la commune de Saint-Pierre d’Albigny, est l’un des monuments phares de la Savoie médiévale. Installé sur un éperon rocheux au pied du massif des Bauges, il domine la Combe de Savoie entre Albertville et Chambéry depuis l’An Mil, à la jonction entre deux des principales voies venant d’Italie à travers les Alpes : celle du col du Mont-Cenis et celle du col du Petit Saint-Bernard. L’architecture actuelle du château est en grande partie due aux travaux de fortification réalisés à partir du milieu du XVe siècle, qui témoignent d’une adaptation de l’ensemble du site à l’artillerie à poudre.

Le château de Miolans et la combe de Savoie, au débouché des vallées de la Tarentaise et de la Maurienne

Dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherche consacré aux fortifications alpines du haut Moyen Âge au XVIe siècle, l’Atelier d’Archéologie Alpine réalise une étude sur les « bouches à feu », les ouvertures de tir adaptées aux premiers canons et aux arquebuses. Cette étude participera à préciser les circonstances et les modalités de l’introduction de ces innovations techniques dans l’architecture militaire à la fin du Moyen Âge, avant l’avènement de la fortification moderne « à la Vauban ».

Le châtelet d’entrée de Miolans, qui contrôlait l’emplacement de l’un des ponts-levis du château

Château de Saint-Germain (Ain), à l’assaut de la tour maîtresse…

La cour haute du château de Saint-Germain, la vallée de l’Albarine et la plaine de l’Ain (cliché Buttermilk)

Après des fouilles menées dans les années 1970, le château de Saint-Germain à Ambérieu-en-Bugey, l’un des plus grands du Département de l’Ain, fait l’objet de nouvelles recherches archéologiques depuis 2012 en partenariat avec l’association des Amis de Saint-Germain et son château.

La campagne de fouilles menée en juillet 2020 a été marquée par le contexte épidémique : l’équipe a été fortement réduite et nous n’avons pas pu accueillir la douzaine d’étudiants qui participent habituellement au chantier.

La cour haute du château (cliché Buttermilk)

Malgré tout, cette campagne a été l’occasion de s’attaquer à une partie du site encore très méconnue : la tour maîtresse. Imposant bâtiment de 15 m de longueur par 10 m de largeur, elle atteignait, d’après les textes, 28 m de hauteur au XIVe siècle. Démolie après le rattachement du Bugey à la France en 1601, elle était depuis 400 ans ensevelie sous les décombres de son effondrement.

Les bâtiments résidentiels en cours de fouille (cliché P. Petit-Roche)

Il a fallu une douzaine de jours de terrassements au moyen d’une pelle mécanique et d’un tombereau pour dégager la tour d’environ 230 m3 de gravats en octobre 2019 et juillet 2020. Ce n’est qu’une nouvelle étape après les travaux menés depuis 2013, qui avaient déjà permis la restauration des murs est et sud. La tour est encore en partie enfouie et sa jonction avec le petit logis qui se développait sur son flanc nord n’a pas été atteinte. Il faudra encore au moins un an avant de parvenir à comprendre cette partie du site et à la présenter au public.

La tour en cours de dégagement, avant le nettoyage manuel des structures (cliché P. Petit-Roche)

Les fouilles ont mis au jour une grande porte sur le mur ouest, encadrée par des massifs de maçonneries qui peuvent correspondre à l’escalier qui permettait d’accéder au premier étage. D’après les archives, étudiées par Alain Kersuzan, cet escalier en pierre reconstruit dans les années 1340, était protégé par une toiture et un bardage de planches. Un petit pont-levis situé à son sommet permettait de couper l’accès à la porte de l’étage. La poursuite des recherches permettra de mieux comprendre l’organisation et l’architecture de cet édifice, dont la datation est encore mal établie (entre le XIe et le XIIIe siècle)…

La tour maîtresse et les structures maçonnées adossées à la façade ouest (cliché Buttermilk)

Chantier bénévole 2019 : château de St-Germain

Vue aérienne du château de St-Germain en cours de fouilles en 2017.

Situé sur une éminence calcaire dominant la ville d’Ambérieu-en-Bugey (Ain), le château de Saint-Germain d’Ambérieu est l’un des plus grands et des plus anciens châteaux médiévaux du département de l’Ain. Le site semble occupé dès les IVe-Ve siècles et la continuité de sa fréquentation est attestée par une chapelle datée de l’époque mérovingienne (VIIe siècle). Le château est attesté par les textes à partir de 1146. Il est détruit au début du XVIIe siècle.

Le castrum est composé d’une cour haute dont l’enceinte et une partie des bâtiments résidentiels sont conservés (notamment au niveau du front d’attaque, d’une basse cour aujourd’hui boisée, ainsi que d’une vaste enceinte en contrebas abritant le bourg castral). L’ensemble est en ruines et fait l’objet de projets de restauration et de mise en valeur. Des recherches archéologiques sont organisées depuis 2012 par l’association des Amis de St-Germain et son château et l’Atelier d’Archéologie Alpine ; le chantier accueille des étudiants en archéologie et des bénévoles.

Le chantier :

Les interventions de l’année 2019 seront consacrées à la poursuite de la fouille de la cour haute, à proximité de la chapelle castrale. L’opération vise à documenter l’occupation des Xe-XIe siècles et antérieure.

Conditions :

  • bonne condition physique ;

  • pour tous les bénévoles accueillis sur le chantier, une convention de stage doit être établie avec une université ; pour les bénévoles non rattachés à une université, l’adhésion à l’Association des Amis du Vieux Saint-Germain ou à Stud’Archéo est obligatoire ;

  • hébergement en gîte et frais de bouche pris en charge par le chantier ;

  • vaccination antitétanique obligatoire.

  • chaussures de sécurité obligatoires (pas de dérogation)

Contact : envoyer CV + lettre de motivation à :

contact@atelier-archeo-alpine.com