FeaturedC’est en chantier…

vous pouvez retrouver sur cette page quelques-uns de nos chantiers passés ou en cours, des appels à candidatures pour nos chantiers accueillant des étudiants, nos actualités.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter quelques articles et les notices de nos rapports archéologiques sur le site d’archives ouvertes HAL ou sur Academia.

Boulets et poids de trébuchet au château de St-Germain (Ambérieu-en-Bugey, Ain)

Webinaire – « Matériaux, carrières et construction dans l’architecture médiévale du nord des Alpes : les châteaux des Allinges et l’abbaye de Sixt (Haute-Savoie) » (16 juin 2021)

Les carrières de La Maladière à Allinges. (c) Atelier d’Archéologie Alpine

Dans le cadre du webinaire de l’UMR 5138 ArAr consacré aux approvisionnements et matériaux de construction, Laurent D’Agostino abordera la question des carrières et des approvisionnements des chantiers de construction de deux sites archéologiques majeurs de la Haute-Savoie : les châteaux des Allinges et l’abbaye des chanoines de Saint-Augustin de Sixt (Sixt-Fer-à-Cheval).

La visioconférence aura lieu le mercredi 16 juin 2021 à 18h.

Allinges-Neuf (à gauche) et Allinges-Vieux (à droite), sur une colline de grès conglomératique sur la rive sud du lac Léman
Fragments du cloître roman de l’abbaye de Sixt, en grès de Taveyannaz.

La tour « sarrasine » à Conflans (Albertville, Savoie) : visite guidée à l’occasion des Journées Européennes de l’Archéologie (19 juin 2021)

La cité médiévale de Conflans et la tour « sarrasine » au premier plan. (c) Jocelyn Laidebeur (Buttermilk)

Vestige de l’ancienne maison forte de La Cour, qui occupait une partie de la cité médiévale de Conflans, à la confluence entre l’Arly et l’Isère, la tour dite « sarrasine » a fait l’objet d’une fouille archéologique préventive en 2019-2020. Les travaux de restauration ont permis de renouveler les connaissances sur cet édifice, dont l’étude contribue à la connaissance de l’architecture des fortifications et résidences seigneuriales de la Savoie au Moyen Âge.

Evelyne Chauvin-Desfleurs présentera sur le site les résultats de cette étude archéologique du bâti au cours des Journées Européennes du Patrimoine le samedi 19 juin 2021 de 14h30 à 15h15. Inscription obligatoire par téléphone auprès du Service Patrimoine de la ville d’Albertville (04 79 37 86 85).

La basilique paléochrétienne Saint-Pierre de Vienne (Isère), nouvelles recherches

L’ancienne église Saint-Pierre de Vienne (Isère), aujourd’hui Musée lapidaire © Atelier d’Archéologie Alpine

Classée Monument historique en 1862 et restaurée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’ancienne église Saint-Pierre de Vienne (Isère) est réputée être l’un des très rares monuments français et européens remontant à l’Antiquité tardive conservé en élévation. Il s’agit d’un important groupe d’édifices religieux à vocation funéraire dont le principal bâtiment, une grande basilique paléochrétienne à nef unique, accueille les sépultures des évêques de Vienne dès la seconde moitié du Ve siècle. Convertie en Musée lapidaire après la Révolution, l’église Saint-Pierre et ses abords ont fait l’objet de fouilles archéologiques dans les années 1860-1864 et 1893-1894, puis dans les années 1975-1985 par Jean-François Reynaud et Monique Jannet-Vallat. Ces fouilles ont permis de préciser la chronologie de l’occupation du site et son évolution générale à partir d’un petit oratoire ou d’un mausolée du IVe siècle et de documenter près de 750 sépultures, mais les études archéologiques des élévations du bâtiment principal sont restées superficielles. Les travaux de restauration menés à la fin du XIXe siècle et dans les années 1920 nuisent en effet à la lecture archéologique des élévations de l’édifice.

L’intérieur de Saint-Pierre aujourd’hui © Atelier d’Archéologie Alpine

Le projet d’aménagement d’un Musée d’Histoire de la Ville de Vienne nécessitait de faire le point sur les données disponibles, de mieux connaître à la fois l’ampleur des restaurations et leur emprise précise, ainsi que l’évolution générale de l’église et de ses annexes, de manière à permettre une meilleure intégration des données archéologiques. L’opération d’archéologie du bâti, réalisée durant l’hiver 2019-2020 en partenariat avec le cabinet d’architecture RL&A et avec nos collègues du CNRS et de l’Université Lyon 2 (UMR 5138 Archéologie et Archéométrie), a permis de dresser un état des lieux complet de la basilique Saint-Pierre et de ses annexes et de réaliser des sondages dans les élévations sur deux secteurs de la nef de Saint-Pierre (travée nord-ouest et travée centrale au sud). Un phasage global plus affiné de l’évolution du groupe d’églises a été proposé, appuyé sur les données de l’étude de bâti, sur des datations en laboratoire et sur une analyse de la documentation iconographique et bibliographique.

Le plan de l’évolution du site de la basilique Saint-Pierre de Vienne et de ses abords du IVe au XXe siècle © Atelier d’Archéologie Alpine

Les connaissances actuelles montrent que l’occupation du site remonte à l’Antiquité avec un quartier de la ville de la Vienne situé près de l’angle sud-ouest des remparts (Ier-IIIe siècles). Ce quartier brûle et une zone funéraire chrétienne se développe dès la fin du IIIe siècle, puis au moins un édifice à vocation d’oratoire privé ou de chapelle funéraire dans la seconde moitié du IVe siècle. À partir de ce premier édifice, dont on ne sait dire s’il avait vocation de mausolée ou de memoria accueillant une sépulture privilégiée, une grande basilique dédiée aux Saints Apôtres est édifiée et accueille les sépultures de plusieurs évêques de Vienne, la plus ancienne connue étant celle de saint Mamert, mort en 475 ou 476.

Phases de construction au revers de la façade occidentale © Atelier d’Archéologie Alpine

Alors que plusieurs phases successives étaient envisagées jusqu’à présent, l’étude a confirmé que cette basilique primitive correspond au plan de l’église Saint-Pierre actuelle, à nef unique et abside semi-circulaire d’une surface d’environ 500 m², ainsi qu’à une partie des élévations de l’édifice, représentées par la colonnade inférieure de la nef et les arcosolia, des arcatures destinés aux sépultures privilégiées qui prenaient place dans des sarcophages en calcaire ou en marbre. De nombreux remplois antiques ainsi que 80 colonnes aux fûts de marbre veiné noir et blanc et aux chapiteaux de marbre blanc caractérisent cet édifice prestigieux. Les mentions épigraphiques tardives laissent planer le doute sur le lieu d’inhumation primitif de Mamert et donc sur la datation de la basilique, située entre le début du Ve siècle et le début du VIe siècle au plus tard.

Les chapiteaux en marbre blanc (encrassés), Ve – début du VIe siècle?

Le deuxième registre d’arcatures sous lesquelles s’ouvrent les fenêtres hautes semblent quant à elles remonter à la période carolingienne, lors d’une possible restauration de l’église à la fin du IXe siècle ou plutôt lors de la fondation d’une abbaye bénédictine peu après 920 par le comte Hugues de Vienne, futur roi d’Italie ; là encore, la datation est une hypothèse et ne repose que sur des interprétations textuelles et sur la présence de chapiteaux destinés à recevoir des décors en stuc. Des enduits peints de faux marbres veinés de rouge et de noir ornaient en outre les colonnes du registre supérieur. L’église Saint-Pierre connaît enfin d’importantes modifications et adjonctions à l’époque romane, qui concernent successivement la façade et les grandes arcades de la nef (courant du XIe siècle ?), puis le chevet et le clocher-porche (milieu du XIIe siècle).

Chapiteaux à décor de stucs (enduit à base de poudre de marbre sculpté)
et colonnes peintes de faux marbres rouges et noirs (Xe siècle ?) © Atelier d’Archéologie Alpine

Dès le Ve siècle, la basilique est dotée de multiples annexes, en particulier deux annexes presbytérales rectangulaires de part et d’autre de l’abside et une galerie d’atrium desservant l’oratoire primitif et une chapelle funéraire à l’est. Dès le VIe siècle s’ajoute au nord-est l’oratoire Saint-Georges qui accueille lui aussi les tombes de plusieurs évêques. La chapelle funéraire Notre-Dame, au sud-est, affecte un plan cruciforme et présente plusieurs états successifs, notamment des XIIe et XVe siècles ; son existence est attestée par l’épigraphie au moins dès le IXe siècle, mais un premier état évoque la tradition des mausolées de l’Antiquité tardive comme celui de Galla Placidia à Ravenne ou celui de saint Martial à Limoges.

Le chevet de Saint-Pierre et la chapelle Notre-Dame © Atelier d’Archéologie Alpine

À la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, plusieurs chapelles funéraires et une salle capitulaire sont fondées tout autour de Saint-Pierre et transforment progressivement l’ensemble monumental. L’abbaye Saint-Pierre est sécularisée et accueille un collège de chanoines à partir de 1613, avant d’être unie à Saint-Chef et à Saint-André-le-Bas en 1777. L’abandon de la vie conventuelle transforme le bâti de l’abbaye dans les dernières décennies avant la Révolution. Vendue comme Bien national, l’église Saint-Pierre est rachetée par la Ville de Vienne et transformée en Musée lapidaire une première fois entre 1806 et 1821, puis de nouveau à partir de 1872 jusqu’à nos jours. La destinée de l’église Saint-Georges est séparée de celle de Saint-Pierre après la Révolution. Elle accueille d’abord la fabrique du chapitre cathédrale, puis une école de 1912 à 1975, avant d’être désaffectée. De multiples questions restent toutefois en suspens qui devront être examinées à la faveur des travaux du futur musée.

Prélèvement d’une cale de bois sous une colonne pour datation par le radiocarbone © Atelier d’Archéologie Alpine

Châteauneuf-en-Valromey, un château du comté de Savoie dans les montagnes de l’Ain

Le site de Châteauneuf vu depuis le nord. Au premier plan, la cour haute. Cliché : M. Terzian © Cercle Amical Songieu

Situé sur l’actuelle commune de Haut Valromey (anciennement Songieu), dans le Département de l’Ain, tout près des gorges du Rhône, le site de Châteauneuf-en-Valromey a conservé d’imposantes ruines dans un cadre paysager préservé. Dominant la vallée de Bassieu, le château est construit sur un promontoire rocheux ceinturé à l’Est par le massif du Grand Colombier et à l’ouest par le massif de Planachat. D’un point de vue géologique, cette petite vallée perchée appartient au massif du Jura.  Les vestiges les plus visibles sont ceux de l’enceinte de la cour haute et de la tour maîtresse (Zone 1), ceux d’un groupe de bâtiments dont la fonction est indéterminée (Zone 2) et la courtine nord du bourg qui fait office de mur bouclier de 135 m de long en barrant l’éperon rocheux sur sa partie la plus exposée aux assaillants.

Le promontoire est aujourd’hui occupé par des prés, mais un village fortifié (Zone 3) était habité par 34 familles en 1345, ce qui représente environ 100 à 170 habitants. La dernière maison a été démolie au début du XXe siècle.

Le promontoire est composé de plusieurs terrasses étagées qui suivent la dénivellation naturelle du rocher calcaire. Le point haut occupé par la Cour Haute du château culmine à une altitude de 707 m, alors que la pointe sud avoisine les 690 m. Le site d’une surface de 1,5 hectares s’étend sur environ 239 m de long et sur une largeur maximale de 132 m. Plus étroite, la pointe sud appelée Belvédère constituait un point de contrôle important du territoire et offre encore aujourd’hui un magnifique panorama. L’enceinte qui protégeait le bourg est plus ou moins bien conservée en élévation mais son tracé est encore visible dans la topographie. © Atelier d’Archéologie Alpine
La dernière maison du bourg en cours de démolition, carte postale du début du XXe siècle. © Cercle Amical Songieu

L’occupation du site

L’occupation humaine sur le territoire de Songieu remonte au moins à l’Âge du Bronze (autour de -2200 à -800 avant notre ère) : des sépultures ont notamment été fouillées dans les grottes du Pic dans les années 1980. Le promontoire naturel qui porte le château est lui aussi fréquenté à cette période.
Châtellenie «sans histoire», éloignée des conflits qui opposent les grands princes, le territoire dépendant de Châteauneuf-en-Valromey appartient successivement à partir de 1030 aux comtes de Maurienne, puis aux Sires de Beaujeu jusqu’à la fin du XIIIe siècle, avant de revenir dans les biens de la Maison de Savoie. Il devient terre du royaume de France au moment du rattachement de la Bresse, du Bugey et du Pays de Gex en 1601.
Rattachés à la paroisse et à l’église de Songieu, le château de Châteauneuf et son bourg étaient le centre administratif, militaire et judiciaire de cette vallée perchée d’environ 150 km2. Quant au château, même s’il existait déjà en 1140, les textes sont muets sur son organisation et son architecture jusqu’au milieu du XIVe siècle. Après 400 ans d’occupation continue, il est en ruines en 1550 et le châtelain s’est installé dans des maisons d’Hotonnes.

Dégagements des maçonneries et fouilles archéologiques

Après son abandon, le château a longtemps servi de carrière et s’est peu à peu laissé envahir par la végétation. Plus tard, les ruines ont fait l’objet d’un entretien puis de dégagements progressifs entre les années 1970 et le début des années 2000 sous la houlette du Cercle Amical de Songieu avec notamment l’organisation de chantiers de bénévoles internationaux. Les dégagements ont été accompagnés de travaux de consolidation. Depuis 2015, le site bénéficie d’une approche archéologique mise en regard avec les données des archives médiévales. Après un état des lieux complet du site, des fouilles archéologiques sont organisées chaque été dans le cadre d’un programme global d’actions de sécurisation et de valorisation des vestiges.

Les fouilles archéologiques dans la cour haute du château en 2019. © Atelier d’Archéologie Alpine

Le Cercle Amical de Songieu

Association créée en 1959, le Cercle Amical de Songieu devient propriétaire d’une grande partie du site de Châteauneuf à partir des années 1980. Plusieurs générations de bénévoles, attachés à la sauvegarde des ruines du château, ont travaillé à leur entretien, à leur mise en sécurité et à leur mise en valeur.

Les bénévoles de l’association restaurent les maçonneries à la chaux après les fouilles archéologiques afin de conserver les vestiges visibles pour le public. © Cercle Amical Songieu
Le plan de la cour haute du château. © Atelier d’Archéologie Alpine

Les recherches archéologies (2015-2020)

Les premières investigations ont concerné le dispositif d’accès principal, la tour maîtresse et la défense de la cour haute du château. La fouille d’un bâtiment aménagé le long de la courtine sud, dont la physionomie correspond à la grande salle mentionnée dans les archives à partir de 1362, est en cours.

L’emplacement de la grande salle avant le début des fouilles en 2015. © Atelier d’Archéologie Alpine
La grande salle en cours de fouilles en 2020. © Atelier d’Archéologie Alpine

Le rez-de-chaussée du bâtiment est desservi depuis la cour par des portes de différentes dimensions possédant toutes le même décor chanfreiné. Les indices de la présence d’éléments de confort à l’étage nous sont parvenus aussi bien avec les blocs sculptés recueillis pendant les fouilles (piédroits d’ouvertures, claveaux d’arc, éléments des cheminées de l’étage) qu’au travers des textes. Deux grandes pièces de 54 et 65 m² sont à ce jour totalement dégagées.

Fouille d’une pièce du bâtiment avec le dégagement d’une porte et de la hotte d’une cheminée effondrée. © Atelier d’Archéologie Alpine

Pour en savoir plus :

Archéologie de l’artillerie à poudre au château de Miolans (Savoie)

Le château de Miolans, sur la commune de Saint-Pierre d’Albigny, est l’un des monuments phares de la Savoie médiévale. Installé sur un éperon rocheux au pied du massif des Bauges, il domine la Combe de Savoie entre Albertville et Chambéry depuis l’An Mil, à la jonction entre deux des principales voies venant d’Italie à travers les Alpes : celle du col du Mont-Cenis et celle du col du Petit Saint-Bernard. L’architecture actuelle du château est en grande partie due aux travaux de fortification réalisés à partir du milieu du XVe siècle, qui témoignent d’une adaptation de l’ensemble du site à l’artillerie à poudre.

Le château de Miolans et la combe de Savoie, au débouché des vallées de la Tarentaise et de la Maurienne

Dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherche consacré aux fortifications alpines du haut Moyen Âge au XVIe siècle, l’Atelier d’Archéologie Alpine réalise une étude sur les « bouches à feu », les ouvertures de tir adaptées aux premiers canons et aux arquebuses. Cette étude participera à préciser les circonstances et les modalités de l’introduction de ces innovations techniques dans l’architecture militaire à la fin du Moyen Âge, avant l’avènement de la fortification moderne « à la Vauban ».

Le châtelet d’entrée de Miolans, qui contrôlait l’emplacement de l’un des ponts-levis du château

Château de Saint-Germain (Ain), à l’assaut de la tour maîtresse…

La cour haute du château de Saint-Germain, la vallée de l’Albarine et la plaine de l’Ain (cliché Buttermilk)

Après des fouilles menées dans les années 1970, le château de Saint-Germain à Ambérieu-en-Bugey, l’un des plus grands du Département de l’Ain, fait l’objet de nouvelles recherches archéologiques depuis 2012 en partenariat avec l’association des Amis de Saint-Germain et son château.

La campagne de fouilles menée en juillet 2020 a été marquée par le contexte épidémique : l’équipe a été fortement réduite et nous n’avons pas pu accueillir la douzaine d’étudiants qui participent habituellement au chantier.

La cour haute du château (cliché Buttermilk)

Malgré tout, cette campagne a été l’occasion de s’attaquer à une partie du site encore très méconnue : la tour maîtresse. Imposant bâtiment de 15 m de longueur par 10 m de largeur, elle atteignait, d’après les textes, 28 m de hauteur au XIVe siècle. Démolie après le rattachement du Bugey à la France en 1601, elle était depuis 400 ans ensevelie sous les décombres de son effondrement.

Les bâtiments résidentiels en cours de fouille (cliché P. Petit-Roche)

Il a fallu une douzaine de jours de terrassements au moyen d’une pelle mécanique et d’un tombereau pour dégager la tour d’environ 230 m3 de gravats en octobre 2019 et juillet 2020. Ce n’est qu’une nouvelle étape après les travaux menés depuis 2013, qui avaient déjà permis la restauration des murs est et sud. La tour est encore en partie enfouie et sa jonction avec le petit logis qui se développait sur son flanc nord n’a pas été atteinte. Il faudra encore au moins un an avant de parvenir à comprendre cette partie du site et à la présenter au public.

La tour en cours de dégagement, avant le nettoyage manuel des structures (cliché P. Petit-Roche)

Les fouilles ont mis au jour une grande porte sur le mur ouest, encadrée par des massifs de maçonneries qui peuvent correspondre à l’escalier qui permettait d’accéder au premier étage. D’après les archives, étudiées par Alain Kersuzan, cet escalier en pierre reconstruit dans les années 1340, était protégé par une toiture et un bardage de planches. Un petit pont-levis situé à son sommet permettait de couper l’accès à la porte de l’étage. La poursuite des recherches permettra de mieux comprendre l’organisation et l’architecture de cet édifice, dont la datation est encore mal établie (entre le XIe et le XIIIe siècle)…

La tour maîtresse et les structures maçonnées adossées à la façade ouest (cliché Buttermilk)

Chantier bénévole 2019 : château de St-Germain

Vue aérienne du château de St-Germain en cours de fouilles en 2017.

Situé sur une éminence calcaire dominant la ville d’Ambérieu-en-Bugey (Ain), le château de Saint-Germain d’Ambérieu est l’un des plus grands et des plus anciens châteaux médiévaux du département de l’Ain. Le site semble occupé dès les IVe-Ve siècles et la continuité de sa fréquentation est attestée par une chapelle datée de l’époque mérovingienne (VIIe siècle). Le château est attesté par les textes à partir de 1146. Il est détruit au début du XVIIe siècle.

Le castrum est composé d’une cour haute dont l’enceinte et une partie des bâtiments résidentiels sont conservés (notamment au niveau du front d’attaque, d’une basse cour aujourd’hui boisée, ainsi que d’une vaste enceinte en contrebas abritant le bourg castral). L’ensemble est en ruines et fait l’objet de projets de restauration et de mise en valeur. Des recherches archéologiques sont organisées depuis 2012 par l’association des Amis de St-Germain et son château et l’Atelier d’Archéologie Alpine ; le chantier accueille des étudiants en archéologie et des bénévoles.

Le chantier :

Les interventions de l’année 2019 seront consacrées à la poursuite de la fouille de la cour haute, à proximité de la chapelle castrale. L’opération vise à documenter l’occupation des Xe-XIe siècles et antérieure.

Conditions :

  • bonne condition physique ;

  • pour tous les bénévoles accueillis sur le chantier, une convention de stage doit être établie avec une université ; pour les bénévoles non rattachés à une université, l’adhésion à l’Association des Amis du Vieux Saint-Germain ou à Stud’Archéo est obligatoire ;

  • hébergement en gîte et frais de bouche pris en charge par le chantier ;

  • vaccination antitétanique obligatoire.

  • chaussures de sécurité obligatoires (pas de dérogation)

Contact : envoyer CV + lettre de motivation à :

contact@atelier-archeo-alpine.com